Organigramme

Depuis 1985, des intellectuels musulmans d’origine européenne œuvrent à faire connaître le patrimoine spirituel et intellectuel de la civilisation islamique aux sociétés occidentales. Pour les membres de l’I.H.E.I., la méconnaissance des fondements et des pratiques de l’islam, par les sociétés occidentales, est à l’origine de la méfiance que les occidentaux montrent à l’égard d’une Tradition dont l’origine est pourtant commune au judaïsme et au christianisme.


Origine de l’I.H.E.I. et contexte

Dès 1985, plusieurs universitaires et intellectuels musulmans d’origine européenne décidaient de créer un groupe d’études, de recherches et de réflexion sur la Tradition islamique et sa relation au monde occidental actuel. La situation particulière de l’islam dans les sociétés occidentales, et plus spécifiquement dans la République laïque française, nécessitait une clarification des principes et pratiques de l’islam.
En effet, la méconnaissance de ces principes et des applications qui en découlent, tant par la société civile, les médias et les administrations, que par une grande partie de la communauté musulmane, en Occident et même dans les sociétés dites islamiques, suscitait une méfiance et une incompréhension qui faisaient obstacle à des relations sereines sur des bases réelles.


Alors que le point de vue occidental moderne tend à séparer radicalement le domaine religieux, qu’il ignore souvent, de la sphère de la vie quotidienne, la perspective de certains musulmans les conduit, parfois, au contraire, à confondre les différents domaines de l’existence ou ceux de la connaissance intellectuelle et des savoirs spécifiques, scolaires ou universitaires.
Ces deux perspectives se rejoignent néanmoins pour ignorer la dimension métaphysique et intellectuelle présente dans l’islam, de même qu’à l’origine de toute Tradition religieuse authentique.
Cette confusion peut susciter l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques et territoriales et générer l’intégrisme, voire le terrorisme. Elle aboutit également à une absence totale de véritables repères et référents qui peut entraîner la déliquescence du tissu social et la remise en cause de l’ordre et du bien publics.

retour à la page d’accueil