7) Différentes calligraphies de la basmala en style kûfî, naskhî, thuluth, dîwânî et kûfî géométrique.


(8) Représentations circulaires :
Le cercle est le symbole de la perfection.

(8/1) « Tout ce qui est sur la terre est évanescent. Seul subsiste la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Générosité. » (Cor. 55 : 26-27)

(8/2) « Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux »

Les deux premières calligraphies, en style thuluth, représentent des cercles pleins, à l’image de la Réalité divine immanente qui réside en chaque chose. Le Coran affirme : « Où que vous vous tourniez, là est la Face de Dieu. »

(8/3-6) « Dieu », « Au nom de Dieu », « Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux », « l’Artiste ».

Ces calligraphies représentent des cercles dont la circonférence est formée par l’extension d’une lettre. Elles symbolisent Dieu qui englobe toutes choses. Le dernier exemple est une calligraphie d’un des 99 plus beaux noms de Dieu, « Celui qui donne la forme », le véritable Artiste.

(9) Formes spiroïdales

Les différentes calligraphies représentent la répétition d’un même mot selon un mouvement spiroïdal. Cette forme en spirale rappelle le symbole de la roue cosmique tournant autour de l’Axe du monde, symbole que l’on retrouve dans toutes les traditions orthodoxes (également connu sous le nom de swastika).

(10) Technique du « miroir »
Ces calligraphies utilisent la symétrie axiale. Ce dédoublement des lettres arabes rappelle la réflexion d’un objet dans un miroir. Le miroir est le symbole le plus direct de la vision spirituelle, la contemplation dans l’Identité suprême, dans laquelle Dieu est le Témoin unique (ash-Shahîd). Selon une tradition prophétique : « Il y a pour chaque chose un moyen pour la polir et la débarrasser de sa rouille. Ce qui sert à polir le cœur, c’est le souvenir de Dieu. » Le cœur, véritable centre de l’être humain, est comme un miroir qui doit être pur pour pouvoir recevoir et refléter la lumière divine.

(10/1) « Dieu élève en degré ceux qui croient parmi vous et ceux à qui a été donné le savoir. » (Cor. 58 : 11)

Dans cette calligraphie, la première lettre du Nom divin trace l’axe vertical de symétrie. Dieu n’entre pas dans la symétrie, comme pour signifier qu’Il est Un et Unique, l’Axe métaphysique qui relie et soutient les mondes. En même temps, la composition manifeste « l’élévation en degrés » vers la Source unique de la Connaissance.

(10/2) « Lui »
Huwa, « Lui », (pronom de l’absent en arabe) est le nom de l’Essence divine, invisible et non-manifestée. Cette calligraphie symbolise Dieu en tant qu’Il se connaît Lui-même, en Lui-même, par Lui-même.

(11) Représentations vivantes

(11/1) Basmala en forme d’oiseau.
Cette calligraphie rappelle l’histoire de la huppe mentionnée dans le Coran. La huppe symbolise l’intellect, première création et reflet de l’Esprit de Dieu. Dans la sourate an-Naml (Les Fourmis), elle apporte une lettre de Salomon à la Reine de Sabâ’. Dans cette lettre se trouve la basmala, la formule « Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux », qui apparaît à ce seul endroit dans le corps du texte d’une sourate. Cette formule se trouve par ailleurs à l’incipit de toutes les autres sourates, sauf une, la neuvième. La huppe porte donc une miséricorde cachée qui vient combler l’apparente lacune du Texte sacré.


(11/2) Témoignage de foi islamique
L’homme ainsi en prière, dans la position assise et l’index droit tendu, incarne l’attestation de foi islamique : « J’atteste qu’il n’y a pas de dieu si ce n’est Dieu, et que Muhammad est l’envoyé de Dieu ». Tout son être apparaît ainsi imprégné et transformé par la Vérité.


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