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Paris, UNESCO, les 23 - 24 mai 2013
Fête du Vesak

A l’occasion du Vesak, jour de commémoration de la naissance, de l’éveil et de la mort de Bouddha, la Délégation permanente du Sri Lanka auprès de l’UNESCO avec l’Ambassade du Sri Lanka en France organisent une série d’événements au siège de l’UNESCO, à Paris, les 23 et 24 mai 2013, sur le thème : « Bouddhisme et Dialogue interreligieux : la réconciliation au travers de l’Education ».

Au cours de ces deux journées commémoratives, dignitaires religieux, représentants institutionnels et hauts-fonctionnaires internationaux interviendront et échangeront autour du thème de l’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue inter religieux. Le Shaykh Abd-al-Wâhid Pallavicini, Président d’honneur de l’IHEI et Président de la CO.RE.IS. italienne, représentera l’islam lors du symposium principal sur la Contribution des enseignements religieux à la réconciliation, aux côtés de personnalités comme Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint Siège auprès de l’UNESCO, Maître Chin Kung, fondateur du Collège de la Terre Pure, et de Boutrous Boutros Ghali, ancien Secrétaire général des Nations Unies.

Dans son intervention au titre significatif, « Dieu est » – tirée du 1er chapitre de la nouvelle édition de son livre L’islam intérieur. Message d’un maître soufi (éd. Bartillat) qui est paru tout récemment –, le Shaykh Abd-al-Wâhid Pallavicini souligne la perspective métaphysique et sacrée qui est commune aux grandes religions et traditions spirituelles de l’humanité, et en particulier le bouddhisme et l’islam.

« La formule “Dieu est” nous rappelle l’affirmation d’un maître bouddhiste selon lequel le zen, l’essence de sa religion, était comme “prier dans un taxi”, c’est-à-dire sacraliser, rendre sacré, jusqu’aux moments et aux lieux les plus profanes de notre existence. C’est cela, à l’origine, le sens vrai du mot sacraliser, ou sacrifier, sacrum facere, de même que le mot “existence” vient de ex stare, se “tenir en dehors”, justement comme un poisson hors de l’eau, ou un poisson qui ne sait pas où est l’océan. C’est cela exister, et non être, car Dieu seul est. »

« Quant au terme “religion”, poursuit le Shaykh Abd-al-Wâhid, il dérive de religo, “relier”, comme on relie les pages d’un livre, ou, mieux encore, “réunir”, comme l’homme s’unit à Dieu. C’est là l’unique chemin pour que l’homme non seulement “existe”, mais “soit”, grâce au fil qui relie son essence à son Créateur, et pour qu’il fasse de chaque instant de sa vie un instant sacré. »

Le Shaykh Abd-al-Wâhid rappelle que la recherche de l’Absolu doit s’exprimer par le sens renouvelé du sacré dans la vie quotidienne, à travers la foi sincère et la pratique rituelle dans le cadre d’une religion orthodoxe, et éventuellement de sa dimension intérieure et ésotérique. Il précise néanmoins à cet égard : « Il n’y a pas de zen sans bouddhisme. Si la dimension intérieure, ou ésotérique, de chaque religion a nécessairement des affinités avec celle des autres religions, il n’y a pas davantage de yoga sans hindouisme, de soufisme sans islam, ni d’hésychasme, dernière forme de l’ésotérisme chrétien ayant peut-être subsisté, en dehors du monachisme de l’Église orthodoxe. »

« “Prier dans un taxi”, conclut le Shaykh Abd-al-Wâhid Pallavicini, signifie aussi maintenir le lien avec notre centre intérieur, et sauvegarder la perspective religieuse, y compris dans les moments non rituels, de façon que, même après être sortis de l’église ou avoir replié le tapis de prière, nous conservions le sens de la dépendance envers le destin, compris comme expression de la Volonté divine, et nous acceptions chaque événement de la vie prétendument “ordinaire” comme méthode et mesure de notre transformation intérieure. »

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