Un hadîth du Prophète (çallâ-Llâhu ‘alayhi wa sallam) rapporté par Bukhârî dit que Dieu n’a jamais fait descendre un mal sans faire descendre un remède contre lui.
Cette tradition prophétique n’est pas sans rappeler le texte coranique qui dit :
À côté de la difficulté est, certes, une facilité !1
Ainsi, Dieu et Son Messager nous assurent que la maladie n’est pas une fatalité en soi et qu’elle est toujours accompagnée de son remède, connu de certains et inconnu pour d’autres. L’islam enjoint, d’ailleurs, le croyant à chercher un remède pour toutes les maladies qui l’atteignent, mais en gardant toujours à l’esprit que l’issue de la maladie n’est connue et ne dépend que de Dieu.
Il est peut-être nécessaire de rappeler que la maladie n’est pas envisagée comme une punition ou une épreuve injuste qui accablerait le croyant ou la croyante mais qu’elle [la maladie] fait partie des conditions de l’existence d’ici-bas. En effet, il existe différentes maladies qui touchent soit le corps, soit l’âme mais, bien souvent, il existe une interaction étroite entre le corps et l’âme si bien que la maladie du corps peut entraîner des répercussions sur l’âme et inversement. Il en est de la création même de l’être humain constitué d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Le corps et l’âme correspondent à l’argile boueuse dans lequel Dieu a insufflé de Son esprit. Mais bien que le corps et l’âme soient soumis à l’altération et soient donc faillibles, ils sont également un don de Dieu, et l’islam incite les croyants à en prendre soin, à les préserver et à les disposer pour la vocation première de l’Homme sur Terre :
Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent.2
La maladie vécue comme une épreuve de purification
Quelque soit la maladie et sa gravité, il est important de garder à l’esprit que « Dieu n’impose à chaque homme que ce qu’il peut porter ».3 En effet, les conditions extérieures peuvent sembler difficiles, pénibles, éprouvantes, mais Dieu rappelle que Sa miséricorde embrasse toute chose.4 De nombreux saints et prophètes ont été malades et sont morts dans des conditions que certains hommes ou femmes ne pourraient supporter. Le Prophète Muhammad (çallâ-Llâhu ‘alayhi wa sallam), lui-même, n’a pas été épargné mais il sut faire preuve de patience et de soumission jusqu’à son dernier souffle.
Au travers de la maladie, l’homme et la femme sont éprouvés dans leur foi :
Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants.5
Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire : « Nous croyons ! » sans les éprouver ?6
L’homme et la femme sont ainsi contraints à s’orienter vers Celui dont tout dépend, As-Samad. En étant ramené parfois aux choses les plus élémentaires, les plus vitales selon le degré de la maladie, le croyant goûte à une proximité toute particulière avec son Seigneur. Son état intérieur le pousse parfois à manifester une gratitude qui peut lui faire défaut lorsqu’il est en bon santé. Il semble, également, plus réceptif aux grâces divines qui n’avaient pourtant jamais cessé d’être déversées sur lui ! Le temps de la maladie devient alors un temps propice à la méditation, au recueillement, à la prière dans l’attente, insha’Allah, d’une guérison qui ne serait dépendre des seules compétences du thérapeute ou de l’observance attentive du traitement.
Que le délai mis à t’accorder ce que tu as demandé par des prières insistantes ne cause pas ton désespoir ; l’exaucement de tes prières t’est garanti pour les choses qu’Il a choisi de t’accorder, et non pas pour celles que tu as choisies pour toi-même ; et elles te seront accordées au moment où Il le veut, et non pas au moment que tu souhaites.7
La maladie est alors considérée comme une possibilité particulière de connaissance, à la fois de soi-même, du monde qui nous entoure et surtout de Dieu, et nous rappelle que, selon l’islam, chaque chose a une signification spirituelle dans le Plan divin.
Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? Que soit exalté Allah, le vrai Souverain ! Pas de divinité en dehors de Lui, le Seigneur du Trône sublime !8
Tout au long de la vie, Dieu éduque Son serviteur et le purifie au rythme des évènements diverses et variés, pour éprouver sa sincérité et faire entrer celui-ci dans un état de proximité qu’Il a décrété de toute éternité.
Rien n’est plus profitable au cœur que l’isolement ; par lui, il entre dans l’arène de la méditation.[^9](Ibidem.)
En effet, dans l’état de faiblesse, il s’opère un véritable dépouillement de l’égo que le croyant doit s’efforcer de maintenir par la suite dans sa vie de tous les jours — même s’il n’est plus malade — en revêtant l’habit par excellence, la crainte révérencielle de Dieu, at-taqwâ, comme il est rappelé dans le Coran. Il ne s’agit pas là d’un fatalisme ou d’une acceptation passive de son destin mais de reconnaître dans celui-ci le Vouloir divin, les bienfaits de Dieu, même si ceux-ci n’apparaissent pas immédiatement ou ne correspondent pas à l’attente que l’on s’en était faite.
Le meilleur de tes instants est celui où tu es conscient de ton besoin (de Dieu) et tu es ramené à la réalité de ton humble condition.[^10](Ibidem.)
Nul ne sait où, quand et comment il mourra, ni même comment il vivra, et le croyant doit être conscient, nous dirions même certain, serein que la réalité qui est en lui et qui l’entoure n’est pas conditionnée par sa capacité à comprendre les choses. Dans ce moment délicat et fragile qu’est la maladie, l’homme ou la femme apprend à connaître son âme et il est dit que celui qui connaît son âme connaît son Seigneur.
À la recherche du remède
Le remède évoqué dans la première tradition prophétique est à la fois corporel et spirituel, les deux étant indissociables car si le corps ou l’âme est malade et peut, dans certains cas, rester dans cet état indéfiniment, l’esprit quant à lui doit rester confiant dans le décret divin.
Celui qui s’efforce de supporter patiemment (le malheur), Dieu le dotera de patience. Nul ne reçoit plus ample bonheur que la patience.[^11](Ibidem.)
La religion est, elle-même, souvent considérée comme un remède aux différents maux qui touchent le croyant, et notamment l’homme de cette fin des temps, dont le plus grand mal n’est autre que l’oubli de Dieu. En arabe, le terme pour désigner l’être humain est insân et ce nom est formé sur la même racine trilitère (nun-sîn-ya) que le verbe oublier (nasiyâ), indiquant par là le caractère oublieux (nisîyân) de tout être humain.
Selon la vision de l’islam, la santé repose sur un état d’équilibre dans lequel le cœur du croyant, véritable centre de l’être, joue un rôle fondamental. Il est, en effet, le théâtre d’un combat mené entre différentes tendances qui peuvent faire basculer l’être tout entier dans la félicité comme dans la folie, et ce combat, jihad, est à mener toute la vie. C’est pourquoi, les maîtres et les savants n’ont de cesse de rappeler aux croyants de s’appuyer sur la pratique des rites, la lecture du Coran, dans le souvenir de Dieu afin que l’homme se préserve contre les tendances ténébreuses de sa nature boueuse et les attaques de l’Adversaire.
En soi, le modèle prophétique est à même d’éclairer les croyants sur la manière de polir son cœur, de prêter attention à son âme ainsi qu’à son corps, lui [le Prophète] qui fut envoyé pour parfaire le bon comportement. Il ne s’agit pas là d’une simple morale mais d’une disposition intérieure où le croyant lave son cœur des turpitudes, de l’avarice, de la rancœur, des passions, de l’hypocrisie, de l’orgueil... grâce aux moyens offerts par la Tradition. Le Prophète nous guide à le suivre dans cette purification continue du cœur, cette revivification intérieure, cette renaissance spirituelle au moyen de l’invocation de Dieu, à travers Ses plus beaux Noms. « N’est-ce pas au souvenir de Dieu que les cœurs s’apaisent ? » rapporte le Coran et « Dieu est auprès de l’idée que l’homme se fait de Lui ».
Le Coran exhorte les croyants à se purifier en gardant la constance dans la prière rituelle. Il en va de même pour la demande de pardon à Dieu (istighfâr) aussi bien pour les fautes commises consciemment ou inconsciemment, que pour l’oubli de notre réelle nature, qui fait de l’homme avant tout un lieutenant de Dieu sur Terre voué à l’adoration et à la connaissance du Très-Haut. Aussi, même malade, le croyant doit garder une certaine sobriété, une force spirituelle, une tension métaphysique, afin de louer son Seigneur et ne pas se laisser submerger par les idées qu’il se fait de la maladie, de sa gravité ou de son issue. La Réalité ne s’arrête pas à la maladie, la difficulté, le remède ni même à la guérison !
L’islam offre à ces fidèles la possibilité de vivre leur foi et leur pratique en tout lieu avec des facilités notamment au cours d’une maladie. Chaque musulman est son propre prêtre et peut donc exécuter, seul, tous les rites. Il n’a pas nécessairement besoin d’un lieu pour prier car dès lors qu’il exécute la prière rituelle le lieu devient pour lui une mosquée, c’est-à-dire un lieu de prosternation. Nous avons mentionné l’existence de facilités dans la pratique de la foi musulmane, nous prendrons comme exemple les ablutions qui sont intimement liées à la prière rituelle et qui la précèdent. Elles se font habituellement avec de l’eau, mais peuvent être faites avec une pierre. Les ablutions sont avant tout une purification de l’âme et une préparation à cet entretien avec Dieu que le musulman exécute cinq fois par jour. De même, selon l’état du patient, il n’est pas rare de voir le croyant faire ses prières dans un moment qui lui semble plus facile, raccourcir ces gestes ou ne faire plus qu’un signe de la tête ou même des yeux.
En islam, comme dans d’autres traditions, le malade est soutenu par son entourage qu’il soit de sa famille ou pas. Il n’est pas inhabituel que la famille rende plus fréquemment visite au malade, qu’elle se soucie de lui et que les amis, les voisins, les fidèles de la mosquée où prie habituellement le malade, l’accompagnent dans cette épreuve, prient pour lui et se rappellent mutuellement la fragilité de la vie d’ici-bas et le but même de la vie. Mais là encore, le fatalisme et la passivité n’ont pas leur place car l’accompagnement du malade est avant tout une remise confiante en Dieu et une espérance « active ». Une espérance dans laquelle le croyant sollicite le Secours Divin et où Dieu enjoint le croyant à L’invoquer par Ses plus beaux Noms pour y répondre !
Invoquez-moi, je vous répondrai.12
Tous les cœurs des enfants d’Adam sont entre deux des doigts du Miséricordieux, comme un seul cœur, et Il les dirige à Sa guise.13
Soigner en tant que musulman
Le soignant musulman agira avec le malade en ayant conscience que les soins prodigués sont avant tout adressés à la personne en tant que créature de Dieu, quelle que soit l’état de dépendance physique ou psychique dans lequel Dieu a mis le patient. Cette conscience est avant tout une question d’intention (niyyah), car c’est elle qui transforme un acte ordinaire en acte d’adoration. Le Prophète a dit : « Les actes ne valent que par les intentions. » Ainsi, le soin prodigué au nom de Dieu et pour Sa créature devient en lui-même un acte de piété, indépendamment de la foi du patient.
L’islam met l’accent sur le respect de la sacralité du corps qui a droit à l’égard dû à sa noblesse. En effet, l’enveloppe charnelle, qui est comme le vêtement de notre âme, participe aux différents rites, recevant ainsi des bénédictions divines. C’est pourquoi le soignant musulman devra s’efforcer de prodiguer les soins les moins douloureux, les moins nocifs possibles pour garantir l’intégrité de la personne et lui permettre de ne pas avoir à supporter des souffrances induites par les soins tout au long de sa vie.
Il devra faire preuve de patience, d’écoute, d’empathie et de bienveillance afin que le malade, qu’il soit croyant ou non, accepte le traitement ou l’aide apportée. Cette bienveillance trouve son fondement dans l’un des Noms divins les plus essentiels, ar-Rahmân, le Tout-Miséricordieux dans la Transcendance, comme le rappelle Dieu dans le Sa Parole : « ... et ma miséricorde englobe toutes choses. » En ce sens, soigner n’est pas seulement un acte technique mais un acte de miséricorde, une manifestation concrète de la rahma divine dans le monde.
Il n’est pas rare de voir le malade refuser un traitement, soit parce qu’il n’est pas conscient de son bien-fondé, soit parce que le malade n’arrive pas à se défaire des habitudes qui l’ont rendu malade. Une alliance thérapeutique doit donc se faire entre le soignant et le soigné, qui rappelle la confiance que doit porter l’homme à son Créateur. Cette alliance suppose une écoute véritable sans porter de jugement, une présence attentive à l’autre, et parfois une patience endurante qui dépasse le cadre strictement médical pour toucher à l’accompagnement de l’âme elle-même sans chercher à changer l’autre.
Le soignant est également exposé à sa propre fragilité. Face à la souffrance répétée, au deuil des patients, à l’épuisement, il risque de perdre cette présence intérieure qui donne sens à son acte. La tradition islamique lui rappelle alors que la patience (sabr) n’est pas une résignation passive mais une force spirituelle active, nourrie par le souvenir de Dieu. « Celui qui s’efforce de supporter patiemment, Dieu le dotera de patience », rappelle le Prophète. Le soignant doit donc prendre soin de lui-même, de son âme, pour demeurer un instrument juste et bienveillant.
Mais le risque le plus profond pour le soignant — qu’il fasse partie du corps médical ou paramédical — est d’associer sa connaissance de la maladie, du remède et de la guérison à sa seule participation, à ses seules compétences, et d’oublier ainsi que l’on ne saurait conditionner la Réalité divine à notre entendement. « Et quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit », dit le Coran en rapportant les paroles du Prophète Ibrahim. Le soignant doit donc se faire le moyen par lequel Dieu décide ou pas d’agir, dans une humilité qui n’amoindrit pas son engagement mais lui donne au contraire toute sa profondeur. Cette conscience, loin de le dispenser de ses responsabilités, l’engage au contraire à exercer son art avec la plus grande rigueur et la plus grande humanité, car c’est précisément dans cet art que se manifestent, pour lui, les Qualités divines. Elle soulève également des questions concrètes auxquelles tout soignant est confronté et auxquelles la tradition islamique apporte un éclairage particulier, sans prétendre résoudre mécaniquement chaque situation.
L’éthique du soin en islam
La douleur et son soulagement
Le bonheur, quelle que soit la variété de ses aspects, n’existe vraiment qu’en la présence de Dieu et Sa proximité. La souffrance, quelle que soit la variété de ses aspects, n’existe que par le voile qui Le cache.14
Si la souffrance peut être vécue spirituellement comme une épreuve purificatrice, cela ne signifie nullement que le soignant doive la laisser sans soin. Bien au contraire, l’islam enjoint à soulager la douleur autant que possible. Le Prophète lui-même recourait aux remèdes disponibles de son temps et encourageait ses compagnons à en faire autant. Soulager la souffrance du malade est donc un acte de foi et, à ce titre, un acte d’adoration à part entière. La valeur spirituelle de l’épreuve ne réside pas dans le maintien de la douleur, mais dans la disposition intérieure avec laquelle le malade l’accueille et la traverse, dans la patience et la remise confiante en Dieu.
L’acharnement thérapeutique et ses limites
L’islam enjoint à préserver la vie, don de Dieu par excellence, et à tout mettre en œuvre pour la sauvegarder. Mais cette obligation trouve ses limites lorsque le soin devient une atteinte à la dignité de la personne, prolongeant artificiellement une agonie sans offrir de perspective réelle de guérison ou de mieux-être. Dans ce cas, poursuivre les soins n’est plus un acte de miséricorde mais risque de devenir une forme de violence faite à la créature de Dieu. Le soignant devra donc discerner, au cas par cas et en conscience, ce qui relève du soin juste et de l’acharnement, en gardant toujours à l’esprit que la guérison appartient à Dieu Seul et que la mort, lorsqu’elle vient, n’est pas un échec mais un passage vers l’Au-delà. La Réalité ne s’arrête pas au diagnostic, au remède ni même à la guérison.
Le consentement et l’alliance thérapeutique
Face au refus de soin, le soignant musulman ne saurait ni imposer un traitement au nom de sa seule compétence technique, ni abandonner le patient à lui-même. L’alliance thérapeutique doit être recherchée avant tout — une alliance qui suppose écoute, patience et respect de la liberté de la personne, tout en maintenant une présence bienveillante et un dialogue ouvert. Cette alliance rappelle, à une autre échelle, la relation de confiance que l’homme est appelé à entretenir avec son Créateur : non pas une soumission aveugle, mais un abandon consenti, fondé sur la connaissance et la confiance mutuelle. Le soignant s’efforcera donc de comprendre les raisons du refus — qu’elles soient d’ordre culturel, spirituel ou psychologique — pour y répondre avec justesse plutôt qu’avec autorité, sachant que c’est Dieu qui dispose des cœurs.
Les soins en contexte interculturel
Le soignant musulman exerce souvent dans un environnement pluriel, au contact de patients de traditions, de cultures et de croyances diverses. L’islam enseigne que toute créature humaine est digne de respect et de soin, indépendamment de sa foi ou de son absence de foi, car nul être humain n’échappe au regard de Dieu sur Sa création, Lui qui a honoré les fils d’Adam.15 Le soignant est appelé à en être le reflet dans sa pratique quotidienne, en reconnaissant dans chaque visage humain une créature de Dieu. Cela suppose une attention particulière aux représentations culturelles de la maladie et du corps propres à chaque patient, et une humilité face à ce qui lui est étranger. Le soin interculturel n’est pas une concession faite à la différence, mais la reconnaissance de la dignité universelle inscrite en toute créature depuis sa création.
La relation avec la famille du patient
En islam, la maladie n’est jamais une affaire strictement individuelle. La famille joue souvent un rôle central dans l’accompagnement du malade, à l’image de la cohésion qui existe dans la prière en commun où les rangs sont serrés et où chacun soutient l’autre par sa présence. Elle est souvent le premier lieu de soutien, de prière et de solidarité autour du malade. Le soignant devra donc tisser une relation de confiance avec l’entourage, sans perdre de vue que c’est la personne du patient qui demeure au centre du soin. Il veillera à respecter la confidentialité due au patient tout en reconnaissant la place légitime de la famille dans l’accompagnement, cherchant à faire de celle-ci une alliée dans le processus thérapeutique. Cette solidarité, lorsqu’elle est vécue dans la foi et la bienveillance mutuelle, devient elle-même un moyen par lequel Dieu répand Ses grâces sur le malade et sur ceux qui l’entourent.